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Tome premier.
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i rs I. Entretien fur les Fies

Il me souvient, interrompit Pymandre,que ce Peintre est un de ceux qui a laiilc leplusd’ouvrages après fa mort. Car dutemsde Pline , il y avoir encore à Rome plu-sieurs tableaux de fa main, que l’on avoiren grande estime ; Sc j’ai remarqué que l’onfaiíoit particulièrement état d’une Venuslortant de la mer, nommée, à cauíè de ce-la, ANADYOMENé , que l'Empereur Au-guste dédia dans le Temple de ion pere;& je pense aussi que ce fut à la gloire decc tableau, qu’Ovide fît ces deux Vers :

Si Fenerem Cois numquam pinxijfct sipcl-les ,

Mers a fuk Aquorcis ìlU latent aquis.

Ce n’est pas de ce tableau là, repliquai-je , dont Ovide entend parler; mais c’estd’une autre Venus qu’Apelle avoir com-mencée pour les habitansdeCoos. qui, àce qu’on dit, furpaífoit de beaucoup la pre-mière , tant dans la force du dessein , quedans la beauté du coloris. Mais la mort decet homme incomparable fut cause quecetouvrage demeura imparfait, qui néan-moins sctrouva si excellent, que nul ne futjamais astèz hardi pour entreprendre d’a-ehever ce qui en rcstoit à faire.

Entre les tableaux dont Rome faisoit leplus de montre dans ses lieux publics &

dans