& fur les Ouvrages des Peintres, r r;On écrit que pendant qu’il rravailloir â cetableau,il ne vivoit que de lupins trem-pez ,decrainte que les vapeurs que les au-tres viandes envoyent d’ordinaire au cer-veau, ne diminuaflent la force de son esoprit, & n’offusquaíîènt cette belle imagi-nation qui le saifoit réussir si heureuse-ment. Ce fut ce tableau qui surprit si fore-ìpelle, qu’il confessa que c etoitla plusbelle choie du monde. II dit néanmoins,pour se consoler, qu’il y manquoit encorecette grâce , que lui seul sçavoit don-ner si parfaitement à ses ouvrages. Proto-gene, pour conserver la durce de ce ta-bleau, 1c couvrit de quatre couleurs, afinque le rems en effaçant une, il s’en trou-vât une autre qui fût toute fraîche.
Je pense qu’il n’est pas besoin que jem’arrête à vous dccriie ce tableau. Je vousdirai feulement qu’entt’autres choses, ony voyoit un chien , à la perfection duquell’art ôc la fortune a voient également con-tribué. CarProtogeneétant encoleredenepouvoir assez bien représenter à son gré l’é-cume qui fort de la gueule des chiens lors-qu'ils sont fort échauffez, il jetta par dépition pinceau contre son ouvrage, & ricalors qu’en un moment le hazard avoir pro-duit tout ce que son art n’avoit pû faire enbeaucoup de tems.
Je croyois , interrompit Pymandre,F ij avoir