i r8 I. Entretien sur les Viesd’êrre trcs-sçavant, & suc recommendablepar la grande vîcestc avec laquelle il rra-vailloic: car il peignoir d’une maniéré íîprompe, qu’ayant entrepris un tombeauqu’Aristratus, Prince de Scicyone, faiíoicorner de peintures pour le Poëte Thelcsitus,il lcfinit en fort peu de tems,&d’unemaniéré très-excellente.
Il eut pour disciples, son frere Aristi-de , ion fils Aristocle, & Polixene ,qui peignit > pour le Roi Caíîàndre, la Pa-rai Ile où Alexandre dcsit Darius. Ce der-nier imita son Maître dans cette promptemaniéré de travailler.
L’on peut encore mettre au rang deceux-là, Nicophane , qui ne peignit passoulement avec grâce & avec politeíTè,mais encore avec force. II avoit l’espricprompt &: vif, & prenoic plaisir à repré-senter les choies antiques, pour n’en paslailíèr périr la mémoire. En effet, soitqu’ilcopiât tout ce qu’il y trouvoiede beau, ouque de lui-même il inventât les choses qu’ilmettoit au jour > on lui attribue ce que laPeinture a eu de majestueux & de grand.
Pers^e , difcipled’Apelle, fut doué d’unnaturel admirable, d’une excellente doc-trine & d’une singulière industrie. Il écri-vit un Traité de son art, qu’il dédia à sonMaître.
Aristide le Thébain eut auíîì pour disci-ples,