& fur les Ouvrages des Peintres. 17 jà l’un de ses Citoyens, Simon , pour lesobliger , & pour faire voir à la postéritél’image de celuiqui dansses vers le rendoicimmortel, ne voulut pas manquer de lemettre au nombre des plus grands hom-mes de ce tems-là. Entre les tableaux queSimon fit dans l'Eglise de Santa MariaNovella , il y en avoir un de l’histoire deSaint Reinier de Pise , ou il reprclênta leDiable dans une posture qui mérité biend’ctre décrite , pour vous raire remarquerde qu’elle maniéré les Peintres expri-moient alors les pallions. On y voyoicdonc comme Saint Reinier chaiîoit le Dia-ble qui s’étoit prelenté devant lui pour letenter ; & le Peintre, pour faire connoîtrela confufion & la honte du démon, le pei-gnit la tête baillée, les épaules hautes, &le visage couvert de ses mains; & pensantcxprimerencore plus fortement la douleurinterieure de cet Esprit de tenebres, il luisic sortir un rouleau de la bouche, où étoitécrit, Ohi me ! nonpojfo più.
En vérité, dit alors Pymandre en riant,ccs expressions me font avoir une mauvai-se opinion des portraits de ce Simon ; &pour moi je croirais quasi que pour bienconnoître les personnes qu’il vouloir re-prelenter , il falloir que leur nom fut aubas, & qu’il écrivît, Celui-là ejì Benoît XI.Celui-cy ejì Pétrarque, pour ne pas pren-
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