n 4 II. Entretien sur les Vies«le leur faire la guerre , & de les châtierpar de grands tributs qu’il leur imposa,âpres les avoir défaits proche le lac d’Isè,&c contraints de souffrir íâ domination ,l’an 11 60.
Cependant au lieu de devenir plus sa-ges par les maux qu'ils avoient endurez ,le déplaisir de se voir privez de leur an-cienne liberté,entretenoit dans leurs cœursune si forte haine contre Frédéric , qu’unjour l’Imperairice fa femme ayant eû lacuriosité d’aller à Milan pour voir cetteville si fameuse, les resïentimens du peu-ple fe réveillèrent de telle forte dans leurame, & toute la ville s'émík d’une si hor-rible maniéré conc e cette Princeíle > quel’ayant prise , ils la mirent fur une ânesté,le visage tourné du côté de la queue qu'ilslui donnerent en main au lieu de bride,ôc en cet étatla promenèrent par toute lavise. Mais une si haute insolence ne de-meura pas long rems impunie : car l’Em-pe eur justement irrité de l’affront fait àíâ femme, les ayant assiégez & forcez dese rendre , rasa leur ville jusques aux fon-demens, & à peineépargna-t-il les Eglises.Ainsi ces misérables peuples furent con-traints de s’enfuir comme des vagabonds,& regardans avec larmes la désolation deleu ville , reconnurent la grandeur deleur faute, par l’excès de leur châtiment.
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