11 $ 11. Entretien fur les Vies
les Vénitiens, ne fat pas moins admirédetout le monde. Car il faifoit voir les galè-res de Venise qui attaquaient celles del’Empereur. On remarquait la sot me desvaillèaux , la multitude des ioldats Sc desmatelots , leurs maniérés diflerentes deeombatre & d’agir , le mouvement de lamer , la fuient des vagues, l’agitation desnavires, le débris des mats , des rames Scdes cordages, la chute des morts, la fui-te des vaincus, la douleur des bleifez , lecourage des victorieux , Sc généralementtout ce qu’il y a de remarquable dans unepareille occahon , où ladifierente fortunedes deux partis luidonnoitlieud’exprimerune infinité de diverses choies.
Dans le tableau suivant , il peignit dequel'e manieie le Pape reçût le Doge ,lorsqu'il revint victorieux. On voyoit commeAlexandre lui donna une bague d’or pourépouser la mer, cequ’ont fait depuis tousses succellseurs, pour marque de la vérita-ble & perpétuelle domination que les Vé-nitiens avoient legitimemenr méritée furcet élement. Dans un autre endroit de cemême tableau, le jeune Ochon paroiííoicà genoux devant le Pape , que plulieursCardinaux & Pré'ats environnoient. LeDoge étoit un peu à côté .accompagné deses Capitaines Sc de ses Soldats. Quoiquele Peintre n’eûc representé dans cette his-toire