ï j i II. Entretien fur les ViesSc que les Vénitiens ne vouloient pas sepíiver d’un si excellent homme , ils firentpartit Gentil, qui après avoir fait plusieursportraits pour le Grand-Seigneur , en re-çût de trcs-grandes récompenses , & re-tourna à Venise avec des lettres de recom-mendation à la République, qui lui aílì-gna une pension considérable pendant íàvie.
Pour ]ean Bellin , il demeura toujoursà Venise , où il finit ses jours auílî-bien queson frere. Gentil mourut l’an i;oi. âgéde 8o.ans, &Jean qui le survécut,en avoit90.
Je fçai bien, dit Pymandre, que beau-coup dcsça vans hommes ont parlé de Jeanavec éloge , entr’autres le Cardinal BemboSc l’Arioste : mais je ne crois pas avoir ja-mais rien vu de la main de ces Peintres ,Sc je pense que leurs tableaux sent raresen ce pais.
L’on volt, repartis-je , dans le Cabinetdu Roi les portraits de ces deux freres dansun même tableau que Gentil a fait, lors.qu’ils étoient encore fort jeunes.
Quand Louis XI. Roi de France, alla àVenise, on lui fit présent d’un Christ mort,peint par Jean Bellin , Sc qui ctoit dansl’Eglise de Saint François.
Il y a à Rome dans la Vigne Aldobran-dine, une Baccanale que cc même Peintre
avoir