& fur les Ouvrages des Peintres. rsscombien il est important à un Peintreréemployer toujours des couleurs quisoient bien vives & bien éclatantes ?
Remarquez plutôt, lui repartis - je ,combien il importe à un excellent homme,d’avoir pour juges de ion travail, des per-sonnes connoistantes , qui sçachent enquoi consiste la perfection de l'art, & qu!ne s’arrêtent pas à la superficie des cho-ses.
Il y a peu de gens, reprit Pimandre ,capables de cette haute connoilíànce ; 3ccependant il saur qu’un Peintre faste destableaux qui soient agréables à tout lemonde.
Je fçai bien, lui dis-je , que tous ceuxqui regardent un ouvrage, n'en con n ois.sent pas le mérité. Mais ne m'avotierez-vous pas qu'il vaut mieux faire quelquechose dont les sçavans soient satisfaits,que de plaire à une multitude d’ignorans?Vous fçavez bien que le Poëte Antimachusayant assemblé un jour quantité de person-nes pour lire en leur présence une piecequ’il avoit composée , 3c voyant que sesAuditeurs l’avoient tous quitté, à la ré-servé de Platon : Je ne laìjferai pas , dit-il,de continuer ma lecture , par ce que Platonvaut tout seul des milliers d’Auditeurs. Enester, un poème & un tableau sont des pro-ductions dont tous les hommes ne sçavenr
pas