i7© II. Entretien fur les F"tesil conçût une mauvaise opinion de sonfç avoir , ôc dit qu’il ne croyois pas queLéonard fut capable de rien faire de bien,puis qu’il songeoit à finir son Ouvrageavant que de savoir commencé.
Cependant l’émulation qui éroit tou-jours entre Léonard & Michel-Ange, fitque celui-ci partit auílì de Florence pourle rend e à la Cour du Pape; & commeleur inimitié causoit tous les jours quel-ques nouveaux différends, & que les cle-ves del’un ôc de l’autre travailloient fansceííc à diminuer leur réputation , cela dé-plut de telle sorte à Léonard , que sovoyant appelle en France par le Roi Fran-çois I. qui avoir vu de ses Ouvrages à Mi-lan , il se résolut de quitter l'Italie ; Scquoiqu’ileût plus de 70. ans, il ne voulutpas perdre une occasion si favorable ôc siglorieuse; commeétoitcelle de servir unsi grand Prince.
L’estime que le Roi eût pour ce sçavanthomme, parutpar les careísesque ce Prin-ce lui fit à son arrivée, Sc par les grâcesqui’l en reçût pendant le peu de tempsqu’il vécut. Je crois que vous avez ouïdire que le Roy estant allé le visiter danssia maladie, il voulut se lever à demi sotson lit, Sc que pensant témoigner à SaMajesté le ressentiment qu’il avoir del’honneur qu’elle.lui faisoit,il perdit lapa-