ìji II. Entretien sur les Vies
Tapistèries, les vases d’or & d’argent, lesémaux, les vitres & les gravures d’alors,montrent bien que tous les ouvriers cher-choientà fe perfeòtionner dans leur pro-fession. Mais pour voir toutes ces choiesdans leur plus beau lustre, il faut descen-dre encore un peu plus bas ;& vous recon-noîrrez qu’elles ont reçu leur perfectiondesRaphaëls , desjulcs Romains,§c desautresPeintresdont nous n’avonsriendir.Je n’oublierai pas le Primatice > Abbé deSaint Martin, qui ne vint en France quelong-tems après la mort de Léonard ; &pour vous satisfaire , je parlerai d’Albert& des autres íçavans Peintres qui ont tra-vaillé avec estime au-deçà des Monts.
Demeurons donc encore quelque temsdans l’Italie, pour y remarquer que si Flo-rence & Rome poíîèdoient de si excellensPeintres, Venise & les Villes de la Lom-bardie en voyoient aussi croître, dont laréputation fe devoir bientôt répandre deroutes parts.
Je crois vous avoir dit que Jean Bellinavoit comme donné le commencement àune maniéré de peindre qui s’est beau-coup perfectionnée , & qui a été touteparticulière aux Peintres de ces quartiers-là. Mais en 1478.G10RG e , qui depuisfut nommé O r o R o 1 o K, prit naissance àCastel - Franco dans le Trevifan. Non
feu-