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Tome premier.
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'xi9 II. Entretienswt les Vies

Baccio suc un des premiers qui brûlatous les delïeins qu’il avoir de ce c ce natu-re:ce que firenc auífi un nommé LaurensdeCredi,& quelques aucres Peincres, quel’on appelloic alors par moquerie les Pleu-reux : de forte que ce foir-là, il y eûc unemoraícment fameux de tableaux, de sta-tues, de desseins & de livres.

Pymandre le tournanc vers moi. Jem'imagine, medîc-il, que vous relfentezde la douleur de cccce perce, & que cousceux qui aimenc la peinture, n’en aimentpas mieux Savonarole.

Pour moi,repartis- je quelque estime quej’aye pour les belles choies, je ne condam-ne point le zele de ce Religieux. Il avoirmoins d’amour pour les statues & pourles cableaux que pour la gloire de Dieu,& croyoit en les mettant dans le feu » dé-truire autant d’idoles de la vanité ìk de laconcupiscence de ces hommes charnels.J’avoûe que ceux qui oni une forte pas-lion pour la peinture, ne pourroient fansbeaucoup de peine le priver de ces beauxOuvrages ou l'Arta mis les derniers ef-forts. Mais aulfi ceux qui ne l’aimentqu’à caule d’elle même, en regardent lestraits d’une autre maniéré que ceux quin’onc des tableaux que pour y voir desimages déshonnêtes.

Je rous diray même en passant, que

le?