& fur les Ouvrages des Peintres. ï<jçbres du corps, 8c paniculierement despassions qui paroissoient furie visage, onvoie dans routes ses figures les actions ducorps & les mouvemens de l’ame si bienexprimez, qu il n’y a personne qui necon-noiiíe d’abord touc ce qu’elles veulent re-presenter. Et ce qui est tout particulierà cet excellent homme, c’est qu’on ne voierien de lui où l'on ne puissie remarquer unesage conduite, une force de jugement, unebeauré 8c une grâce admirable: de sorteque non seulement tout y paroît naturel,mais dans un beau naturel.
Je trouve que celui qui a dit que leshommes se peignent eux - mêmes dansleurs Ouvrages, a parfaitement bien ren-contré à 1 égard de Raphaël. Car on rap-porte de lui qu’il lembloit qu’à se naissan-ce les Grâces fussent deseenduës du Cielpour le suivre par tout, & lui servir de fi-dèles compagnes pendant se vie ; ayanttoujours paru gracieux dans ses actions &dans ses mœurs aussi-bienque dans ses ta-bleaux : de forte que la douceur, la poli-tesse 8c la civilité ne rendoient pas se per-sonne moins chere à tout le monde , queses peintures rendoient son nom ccicorepar toute la terre.
Comme je n’ay pas entrepris de faireexactement la vie de tous ces grands Pein-tres, mais de remarquer seulement la fuite
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