301 W. Entretien fur les Fieschoses qu’il avoir vues ; sc quand mêmeil auroic dérobé la íciencede Michel-Ange,c’est une efpece de larcin , qui bien - loind’être puni > meritoit une récompense.Car quoiqu’on lailíèà cette heure touteslesChambres du Vatican ouvertes, je necrois pas qu’il y ait beaucoup de voleursalíèz habiles, pour faire à l’endroir de Ra-phaël , ce dont on l’accufoir à l’cgard deMichel- Ange. & qui au sortir de ces lieux,aillent faire ailleurs des tableaux qui sur-passent en beauté ceux qui ornent cesgrandes sal es. Les amis de Michel-An-ge diront ce qu’il leur plaira au désavan-tagé de Raphaël : mais pour moi je le tiensen cela un h mime merveilleux , s’il estvrai que pour avoir regardé en pallànt, lesOuvrages de íòn compétiteur, il en ait lîbien profi é, qu’auffi tôt il en a faitd’au-tresenco eplus excellons. Non, non, onpeut dire dans une telle rencontre , quel’imitateurest plus à priser que celui qu’onimite. He quoi ! Michel-Ange avoit peut-être travaillé cinquante ans après satiri-que & le naturel > & s’étoir rendu un ex-cellent homme : cela est digne d’une gran-de louange, je l’avoûë. Mais Raphaëln’a fait que découvrir la toile qui cachoicles Ouvrages de M.chel-Ange; à l’heuremême en le voulant imiter , il sa surpastède beaucoup : c’est ce qui est digne d’ad-
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