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Tome premier.
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3 18 II. Entretien fur les ViesFrance non feulement la plus grande par-tie des biens qu’ils poíledent, mais enco-re toute leur autorité temporelle & leursplus beaux privilèges : Léon X. fut bien-aiíe de faire peindre ces deux actions sicélébrés & si glorieuses à ses prédécesseurs,dans un tems où un grand Roi de France( i ) venoit encore de donner à l’Egliíedes marques de fa piété & de ion obéis-sance, & où le Peintre trouvoit occasionde le representer aussi lui-même en lapersonne d’un laint Pape dont il portoicle nom.

La voûte de cette chambre est de lamain de Pierre Perugin. Raphaël nevoulut jamais y toucher, croyant être obli-gé de la conserver par l’amour&la recon-noiílance qu’il devoir à son maître.

Mais quoiqu’il fut alors dans une han-te fortune , ôc dans une réputation quisurpassoit celle de tous les Peintres quiavoient été avant lui : toutefois il ne bor-Iroit pas ses pensées à l’état présent desbiens & de l’estime qu’il poílèdoit, & secontentoit encore moins des connoillan-ces qu’il avoir acquises dans son Art. Aucontraire , comme il sçavoit que dans lechemin de la vertu, celui-là recule quin’avance pas , il s’efforçoit d’y faire tousles jours de nouveaux progrès. Il em-ployois

(i) François t,