314 II. Entretien fur les Viesvailler à des Ouvrages d’une fi grande dé-penlé; encore faut-il que te loi en t desPrinces & des Rois qui aiment les Arts ;& il faut pour cela rencontrer des Pein-tres fçavans & des Ouvriers capables debien exécuter les delleins qn on leur don-ne. II y avoir alors en Flandres, des Ta-piífiers, non feulement tres-habiles à bienemployer les laines, mais qui deíTìnoientparfaitement; &c ils étoient lî capables,qu’il fc voit beaucoup de tapisseries dontles couleurs font de leur invention, &Cqu’ils ont fabriquées fur des deíleins quin'étoient pas même bien arrêtez.
Je vous avoue que c'est le moyen leplus aííûré pour conserver long-tems , &Cmême pour multiplier les tableaux desplus íçavans hommes; c'est l’ornement leplus riche & le plus commode dont onpuillè parer les dedans d'un Palais; & c’estpar là que nous possédons en France plu-sieurs Ouvrages magnifiques, & d unecomposition excellente.
11 y a dans la grande Eglise de Chartresdix pieces de tapilleries, fi ) qui autre-fois ont été faites en Flandres fur les des-seins que Raphaël fit pour les loges duVatican , où l’histoire de l’Ancien Testa-ment est reprefentée. Ces tapilíè-ies lontadmirablement exécutées, les bordures' en
( i ) liiiant 40. aunes 4 s cous.