348 II. Entretien fur les Vies
Jean Francesque étoir sort jeune lors-qu’il enrra avec Raphaël ; 8c comme il eûtcet avantage d’apprendre d’abord les prin-cipes de (on Art fous un si fçavant maître,il le fit, en l’imitant, une excellente ma-niéré de dessiner. Il est vrai aussi qu’ily prit plus de foin & de plaisir qu’à bienpeindre. Il n’avoit point encore maniéle pinceau, ni employé de couleurs, quandil travailla aux loges ( i ) avec Jean daUdine & Perin del Vague.
Cependant il étoit univeríél en touteschoies : car il fçavoit fort bien faire lesor-íiemens. Il peignoir les paï/àges avecbeaucoup d'entente, les embelliiíànt debâtimens & d’autres choses qui les ren-doientagréables. Il travailloit à frai/que,à huile 8c à détrempe, 8c en toutes ces ma-niérés il y réussiílbic également bien. Ilavoit une connoiíîànce si parfaite de sonArt, & une facilité si prompte & si expe-ditive, que ce fut pour celaqu’on le nom-ma il Fattore. Et de cette grande prati-que quil avoit à faire toutes choses, Ra-phaël tira un secours considérable, soitpour des desteins de tapisseries, soit pourles autres ouvrages ausquels il l'employeur.
Il peignit de clair obscur la façade d’unemaison qui est à (2) Montt Jordtno. 11
tra-
i 1 ) Du Vatican.
Ç1 ) C csi un quartier dans B.ome ainsi nommé.