ji III. Entretien fur les Viesíbn pais & à Venise , fut enfin conduitenAngleterre par quelques-uns de ses amis,qui le preíenterent au Roi Henri VIII.Ce fut là qu’il fit plusieurs tableaux, qu’ils’appliqua à l’Architecture civile & mili-taire ; & qu’après avoir bâti quelques mai-sons en Angleterre ,il fut employé commeIngénieur dans l’arméedu Roi. Il n exerçapas long-tems cette charge : car les An-glois ayant aíïìegé Boulogne en Picardie,il y fut rué d’un coup de canon, l’an 1544.en la 3 6 ‘ année de son âge.
Mais fans nous arrêter davantage à desPeintres , qui bien que recommendables,íe trouvent néanmoins comme obscurcispar de plus grandes lumières, il vautmieux que je vous parle à preíènc de deuxhommes qui ont paru dans Rome , avecd’autantplus d’éclat, qu’ils s’y font éle-vez d’une maniéré toute surprenante.C’est de Polidore de Caravaggio enLombardie, & de Mathurin , natif deFlorence. L'on peut dire du premier, queles longues études n'ont point eû de partdans les bel les choses qu’il a faites, & quela nature feule a montré combien elle estcapable de faire des miracles en un mo-ment. Polidore vint à Rome pendantque le Pape Léon X. faiíoit travailler auVatican , & lors que Raphaël avoir l’in-tendance de íès bâti mens. Il n’étoit alors
qu’un