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Tome second.
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78 III. Entretien fur les Viesencore plus véritables , & qui me repre-sentent ce que j’aurois vû, ii savois vécudu rems de Paul Emile, ou de Camille.Je me figure ces deux grands Capitainesavec le mcme air de visage,qu’ils avoientau milieu de cette foule de gens qui lesaccompagnoit ; & j’y vois ces anciens 8 cgenereux Romains, dohtle courage fub-juguoit tous les autres peuples. Si vousavez quelque souvenir de ces peinturesdont je parle, il me semble que vous pou-vez vous en divertir encore présente-ment.

Je ne l’ai pas si bien conservé que vous,me répliqua Pimand e ; mais néanmoinspour peu que vous m’aidiez, je pourraime les remettre comme devant les yeux;& j’ai une telle estime pour tout ce qui sefaisbit autrefois dans Rome, que je n’aipas moins de joye que vous , lors que j’ypense.

Allons-y donc en esprit, lui repartis-jc,pour y revoir ces belles frises de Polidore;mais en considérant ces triomphes qu'il aíì bien peints, faisons encore quelque cho-

de plus. Rappelions les siécles palîèz,& figurons-nous de voir ces vaillanshommes, qui, après avoir vaincu leursennemis, entrent dans la ville, précedez& suivis de tout ce grand correge qui fai-íbit la magnificence de leur triomphe.