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Tome second.
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loo III. Entretien fur les Fiesle siégé devant Rome. Mathutin s’ctantretiré d'un côté, pour évirer les désordresde la guerre , fut attaqué de la peste, dontil mourut. Quand à Polidore , il prit lechemin de Naples, où il trouva si peu depersonnes curieuses de la peinture, qu’ilpensa y mourir de faim. Il fut obligé detravailler pour des Peintres de la ville,afin d'avoir seulement de quoi subsista'.Néanmoins, après avoir demeuré chezeux quelque rems, & s’être fait connoître,il fit des tableaux d’Egliíè : mais comme iln’y avoit pas de quoi l’employer, 5c ^u’ilvoyoit que toute la nobleílè du pars ctoitalors portée à montera cheval, & ne faisoitpas grand cas de la peinture, il s’en allaen Sicile, où ayant été mieux reçu, il pritauífi plus de plaisir à travailler. Ce fut làqu’il fit plusieurs Ouvrages, qui ensuiteíe íbnt répandus en divers endroits de l’Eu-rope.

Comme il étoit seavant dans l’Archi-tecture, il fut employé à dresièr des Arcsde Triomphe, lorsque l’Empereur Char-les-Quint passa à Messine, à son retour deThunis ( i).

Son dernier tableau fut un Christ quiporte íà croix. Il y repreíènta une mul-titude de figures si bien peintes, & dansune disposition si admirable , qu’il sem-

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