io 6 III. Entretien fur les Vies
grande réputation, fort aimé </ u Roi, pos-sédant beaucoup de biens, jo liiíîànr d’uneiànté vigoureuse, se priva lui-même detous les avantages qui rendent aux hom-mes la vie douce & agréable. La cause nevous en paroîtra pas considérable; mais lamaniéré vous en íemblera horrible. Ayantcté volé d’une somme allez notable , il crutque ce ne pouvoit être autre qu’un flo-rentin de ses plus intimes amis, nomméFrançois Pellegrin, qui écoit (buvent chezlui. Sur ce soupçon il le fit arrêter, & met-tre à la question. Mais l’accusé qui fit voirson innocence, fut délivré incontinentaprès, Sc pour se venger de celui qui l’avoittraité si cruellement, publia contre lui unlibelle, dont M f Roux fut si touché, &d’autant plus encore qu'il fçavoit avoirdonné un justesujet à son ami de le traiterde la forte, que désespéré de pouvoir ja-mais réparer le mal qu'il lui avoir fait, niôter de l’esprit de tout le monde la mau-vaise estime qu’on pouvoit avoir concûëde lui, il résolut de s'empoisonner. Pourcet effet, ayant envoyé à Paris prendredes drogues, propres à composer un veninfort subtil, lous prétexte de faire quelquevernis , il exécuta son mauvais deílèin àFontainebleau > où il mourut misérable-ment l'an 41. Mais ne nous arrêtonspas davantage à parler de la mort de ce
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