& sur les Ouvrages des Peintres. 137des soldats Chrétiens croient morts, &r quela Place étoit en très-mauvais état : ce quile fit demeurer encore , Sc obligea leGrand-Maître , qui avoir pendant roue cesiégé donné des marques d’une valeur Scd’une générosité lans exemple, de com-poser avec le Grand Seigneur : mais ce futd'une maniéré si avantageuse , qu'iì n’eiìtguéres moins de gloire d’avoirété vaincu,ques’ilcût été vainqueur. Avant que detraiter, ildécouviit la trahison du Chan-celier, qui fut puni comme il le meritoit.Ce qui est remarquable dans cette rencon-tre , est, que le serviteur qu’ii employadans fa trahison étant Juif de religion,Sc ne s'étant fait baptiser que pour mieuxcouvrir son jeu, mourut bon Catholique;& ce misérable Chevalier, qui avoir reçula grâce du baptême des fa naisiànce, per-dit la vie impénitent, Sc dans un état pireque celui d’un Turc.
La vertu du Grand- Maître ( 1 ) parut avectant d’éclat dans cette funeste occasion,quelle se fit même admirer de ses plusgrands ennemis; & Soli man é ant entrédans Rhodes, lui fit toutes sortes de ca-restes, Sc lui demanda (on amitié.
> Etant sorti de l’Iste , il palla en Sicile,& de là à Rome, où il fut fort bien reçu
du
( I ) Ilsenommoit Philippe de Villiers, François,ít de l'anucanc maiion dc s’Ilk-Adam.