& sur Us Ouvrages des Peintres. 145Maxencc , soie qu'on regarde ces soldarsqui se défendent contre ceux de Constan-tin , loir que l’on examine encore le nom-bre des corps morts, ceux qui íont bief.fez, leurs vêtemens, leurs armes, & jus-ques aux moindres choses qui fe rencon-trent dans de pareilles occasions. Aussil’on peut dire > que cet ouvrage, où JuleRomain a pris un foin tout particulier, aservi depuis d’un excellent modèle à tousceux qui ont voulu reprefenter de sembla-bles sujets, parcc qu’il étudia dans la co-lonne Trajane, dans celle d’Antonin &dans tous les monumens antiques, les di-verses armures, les machines, & les au-tres choses dont les Romains fe fervoientanciennement dans la guerre. Et il estcertain que cette étude est très-nécessaireà un Peintre, puisque les armées Romai-nes étant si nombreuses, & composées detoutes fortes de nations, il y avoit unetres-grande diversité d’armes & d’habitsparmi tant de combarans.
Penfez-vous, dit Pimandre , que JuleRomain eût connoissance de routes fortesd’armes dont chaque peuple fe fervoit, &qu’il songeât à fane une aílèz grande dif-férence entre un soldat Thrace & un sol-dat Gaulois ? Je crois bien qu’il imiroitdans ses tableaux ce qu’il voyoit dans lesAntiques ; mais il ne fe me ttoit pas en pei-ne