& fur les Ouvrages des Peintres . i j |que ce renfort de peuples e'trangers ccoitfans doute ce qui faifoit paroitre tant dedifference dans leurs armes : car em-ployant leurs soldats à ce qui leur étoitlcplus convenable, ces soldats portoicncaussi désarmés conformes à leur emploi,&c selon l’ulage de leur pais.
Il n’est pas necefíaire de dire de quelleforte ils croient divisez parmi les Ro-mains ; que leurs Légions composées deleurs Citoyens faiíoient comme un corpsséparé, 8c que leurs Alliez en fai soient unautre de cavalerie 8c d’infanterie, qu’ilsappelloient extraordinaire. Mais pour-tant il est bon de se- souvenir que dans leslégions Romaines il y avoit des gens dcpied 8c des gens de cheval ; que les pre-miers croient divisez en ceux qu’ils ap-pelloient velites , hajlati principes & tria »rìi. Je rte prétends pas remarquer touçl’ordre & le nombre de ces differens sol-dats, ni pourquoi ils les diviíèi'ent de laforte , 8c leur donnerent ces differensnoms; je les nomme seulement pourvous dire quels vêtemens & quelles ur-ines leur étoient propres. Premièrement,ceux qui étoient nommez velifes s c’està-dirc, prompts & legers, se servoient d’u,ne longue épée à l’Espagnole, d’une lan-ce de trois pieds de long, & dc ces petitsboucliers ronds, qu’ils appelloient fartftaG iiij tripe.