r66 III. Entretien furies F'ìetlepre au Baptême qu’il reçût. Et ce n’estpas merveille si Constantin fut frappé de lalepre, Dieu ayant puni plusieurs fois lesgrands crimes par cette maladie, particu-lièrement ceux des Rois ( i ) superbes. Lesactesdu Pape Sylvestre portent,qu’il avoireû pour réponse des Augures, que pourguérir son mal, il falloicqu’il íè baignâtdans le sang de petits enfans ; & que pourcet ester en ayant fait chercher un grandnombre de ceux du menu peuple, les me-res de ces innocentes victimes failant detous cotez retentir l’air de leurs cris lamen-tables, il fut touché de pitié, & comman-da qu’on ne les fit point mourir. Qu’enrécompense de cette bonté, Saint Pierre 8cSaint Paul lui apparurent la nuit > & luicommandèrent de faire venir Sylvestre dulieu où il s’étoit tenté, 8c qu’il gueriroitfa lepre. Qu’on chercha aussi-tòt le Pape,qui ayant fait voir à l’Empereur les ima-ges des Apôtres, il les reconnut semblablesà ceux qui lui étoient apparus, & deman-da la rémission de ses pechez, & le Sacre-ment de Baptême. Le Pape Sylvestre luicn joignit de demeurer au moins lept jourstout seul, selon la coutume, pour faire pc-nitence. 11 ordonnaun jeûne Lc des prièrespubliques; &le samedy suivant,Constan-tin entra revêtu d’une robe blanche dans
les
(i) Num. n. îc ^.Reg. 5. Piralip. z6.