Band 
Tome second.
Seite
172
JPEG-Download
 

17 1 III. Entretien fur les Vies

blesse des inventions paroistênt dans ce pa-lais juiques aux moindres ornemens, íoitde stuc, soit de peinture, où l’on volt qu’iln’y a rien qui ne convienne au lieu, Sc auxtableaux qui l’emNellistent.

On peut considérer l’invention d’un ta-bleau en deux maniérés ;íçavoir, celle quivient purement de l’efprit d u Peintre, Sccelle qu’il emprunte de quelqu’un. La pre-mière est, quand il invente lui-même quel-que sujet, qui n’a lieu ni dans la fable ,ni dans l’histoirc, & qu’il dispose entiere-ment à sa fantaisie. La seconde, est cellequ’il emprunte de quelqu’un, &quin’estpas un entier ester de Ion imágination ,comme la représentation de choses allégo-riques, historiques, ou fabuleuses; & en-core de celles qui sont mixtes, c’est-à-dire,où la fable, l’histoire Sc l’allegorie fontmêlées. Or comme il est certain que cessujets doivent être traitez differemment,chacun selon les endroits où ils font pla-cez , le jugement de l’ouvrier paroi t da-vantage lorsqu’il sçaitdisposer chaque cho-se , en sorte qu’clle ait rapport au lieu oùelle est mise, & qu’elle y cause un orne-ment & une beauté convenable.

Cardans les grands Palais ces différen-tes fortes d’inventions semblent chacu-ne en particulier, y avoir un lieu qui leurest naturellement propre. C’cst pourquoi

il