ì II. Entretien sur les FiesJe la semaine à peindre en boutique poilrles maîtres, afin d’avoir dequoi vivre; Scles autres jours, de dessiner pour lui, pas-sant même la plupart des nuits à étudier.Ayant ainsidifpolé son tems, il commen-ça par les ouvrages que Michel-Angeavoit faits dans la Chapelle du Pape Ju-le, tâchant néanmoins d’imiter toujours,autant qu'il pouvoit, la maniéré de Ra-phaël. Ensuite il copia tout ce qu'il putrencontrer de bas-reliefs, de statues &d’ornemens dans les anciens édifices 8Cdans les grottes ; & parce que la mode d£faire des grotesques étoit alors toute nou-velle , il apprit à travailler de stuc; & rln'y avoit rien qu’il ne fît pour s’instruire,ôc pour devenir sçavant. Aussi ne fut rìpas long-tems fans paroître un des meil-leurs dessinateurs de tous ceux qui étu-dioient alors dans Rome , particulière-ment pour ce qui regarde l’art de bien re-presenter un corps nud, & en bien mar-cruertous les muscles: ce qui fit, que nonseulement les Peintres & les Sculpteurs,mais encore toutes les personnes de con-dition , & les amateurs des beaux arts,commencerent à faire estime de lui. JuteRomain, & Jean Franceíque, surnom-mé il Fattore, en parièrent h avantageu-sement à Raphaël > qu’il voulut le con-íroître. Ayant vu deíèî ouvrages il en fut
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