IV. Entretien fur les F’ìesde Vinci , íous Mariotto Albercinellî,fous Pierre de Gosimo, & enfin fous An-dré del Sai te , & le fit une manière Huin’a rien de tous fies maîtres. II vouluemême imiter quelque chose d’Albert Du-re , après avoir vû les estampes qu'il avoitgravées ; mais cela ne íèrvit qu’à diminuerencore davantage la maniéré qu’il s’étoicfaite. Quoi qu'il y ait dans Florence uneinfinité de fies ouvrages, je ne vous en par-lerai pas : vous fçaurez feulement quedans les réjouillances publiques qui fie fi-rent au Carnaval,la même année que LéonX.fut créé Pape, il fut un de ceux qui tra-vaillèrent auxpréparatifs. Les principauxSeigneurs de Florence firent deux Compa-gnies, dont Julien & Laurent de Medi-cis étoient les chefs. L’une fut nomméele Diamant par Julien, frere du Pape,à cause que le vieux Laurent de Medicis,leur pere, portoit pour devise un Diamant.L’autre avoit pour nom & pour enseigne jen Langue Italienne II Broncene. Lau- !rent, qui étoit fils de Pierre de Medicis, îavoit pris cette deviíè , qui reprefentoicun tronc de laurier sec, mais dont lesfeuilles reverdiíTcient, pour marquer quele nom dc son ayeul, & la grandeur deleur maison recevoir un nouvel éclat parla promotion de Léon à la dignité de Sou-verain Pontife. Ceux de la Compagnie
du