140 IV. Entretien fur les Viesà Constantin } qui, scion le témoignagede Socrate, la fie enfermer dans ta proprestatue, qui étoic élevée sur une haute co-lonne dans la place de Constantinople , tepromettant qu’une si sainte Relique íei oitla sauvegarde de la ville. Et comme l’onn’en mit qu’une portion dans cette statué,le reste fut porté à Rome dans l’EglilequeConstantin fit bâtir fur les ruines du Tem-ple de Venus, que l’on appelle aujour-d’hui Sainte Croix en Jérusalem. Mais laville de Jérusalem ayant été prise & pilléeen 614. par Colrhoës Roi des Perses , ilenleva tous ses trésors, & particulière-ment le Bois de la vraye Croix, que l’ony confcrvoit p écieusement. Cependantquelque impie que fût ce Prince, il eut untel respect pour ce sacré Bois, qu’il n’osapas seulement découvrir la Chalíe dans la-quelle il étoit enfermé. Il la fit porter enPerse, où e’ie fut gardée avec autant desoin que dans l’Eglile de Jérusalem, jus-ques à ce qu’enfin l’Empereur Heraclius larapporta l’an 628. Car ayant plusieursfois défait l’armée des Perses, ausquels leBois de la Croix n’étoit pas moins fatal,que l’Arche le fut autrefoisaux Philistins,il obligea Colrhoës des’enfuirà Seléucie,où étant tombé entre les mains de Syroësson fils aîné,il fut conduit prisonnier dansla maison qu’il avoir fait bâtir pour enfer-mer
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