&fur les Ouvrages des Peintres. 177employant tout son rems au travail ,8c à lalecture des bons Livres, particulièrementde l’Ecriture Sainte , Ôc qui dans tous sesOuvrages n’a pensé qu’à bien faire ce quiregardoit son Art ? Aussi comme on lui ditun jour , que Paul IV. trouvoit que les fi-gures de son Jugement croient trop dé-couvertes , 8c qu’il desiroit qu’on y retou-chât ; il fit réponse à celui qui lui parloirde la part du Pape, que cela étoit peu dechose, & qu’il pouvoir aisément y remé-dier ; que Sa Sainteté remédiât aux dés-ordres qui se paísoient dans le monde; &que pour sos peintures, il les auroit bien-tôt corrigées. Ce n’étoit donc pas par unmouvement déshonnête qu’il exposoit desfigures nues ; mais parce qu’clles ne fai-soient dans son esprit aucune mauvaiseimpression, & qu’il ne croyoit pas que cesimages fussent capables de donner demauvaises pensées à des Chrétiens, lors-
Î iu’en les voyant dans la composition d’uniijet qui les doit remplir de crainte & defrayeur, ils se representeroient le jourépouvantable de leur dernier Jugement,qu’il avoir peint plutôt qu’aucune chose,pour avoir lieu de faire paroître ía seien-ce dans la représentation du corps hu-main, que l’on y voir en toutes sortes d’at-titudes. Enfin, quand son intention ne se-rvit pas approuvée, peut-on dire pour cela
qu’il