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Tome second.
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15>S IV. Entretien fur les Viesbeaucoup de réputation : néanmoins par-ce qu’ils n’avoient point vû les différensOuvrages des Anciens, ils ne fe font pasrendus parfaits dans toutes les parties áïla Peinture. Les Peintres mêmes d’Italie,comme les Lombards, qui n’onc pas vûles belles antiques, n’onc point possédécette grande réputation qu’ont eû ceux del’Efcole de Rome, où il le trouve une in-finité de belles choses qui enseignent lesMaîcres, & donnent encore de nouvelleslumières aux esprits les plus éclairez. Audidepuis que les François, & ceux des autrespais ont été en Italie observer ce qu’il y ade plus beau, ils se font rendus encoreplusfçavans dans la Peinture: car cen’eftpas un Art que les Italiens ayent inventé,ni même qu’ils ayent déterré eux seuls.Lorsque Cimabué & Giotto commencè-rent à le faire revivre, on le pratiquoicau-decàdes Monts, austì-bien qu’enlralie,où l’on peut dire que depuis Constantinles Ouvrages de Sculpture &de Peinturen’étoient pas d’un meilleur goût dans Ro-me que ceux qu’on faisoic ici.

II m’est tombé depuis peu entre lesmains un vieux livre en parchemin d’unAuteur François, dont les caractères ëc lelangage témoignent être du douzième sié-cle. Il y a quantité de figures à la plume,qui font connoître que le goût de destiner