zoo IV. Entretien fur lésâtes2 nous, &c l’on ne fçaic pas quels étoíenfceux qui travailloient avant que le RoiFrançois I. eût fait venir cTItalie M e Roux ,& les autres Peintres que j’ainommez. LesFlamans ont eû plus de foin de conserverla mémoire de leurs Peintres ; & quoiqu’il»n’en ayent pas cherchél’originesiloin queVafari a fait de ceux d’Iralie, on trouveque des l’an ij66. Hubert Van-Eycknaquit à Mafeylc, ville située fur la riviè-re de Meuse. On présume qu’il étoit filsd’unPeintre, parceque toute fa familleembraílà cette profession , & qu’il avoirjnême une sœur, nommée Marguerite,qui pour exercer cet Art avec plus de liber-té, ne voulut jamais être mariée. Huberteut un frere plus jeune que lui, qui sucson disciple, &duquel jevousai déjà par-lé ; car c’est lui qu’on nomme Jean deBrvge, qui trouva l’invention de pein-dre à huile, & qui eût la gloire de faire decette maniéré les premiers ouvrages quel’on ait jamais vus. Il étoit de Venlo,aupaïs de Gueldres, mais il fut surnomméde Brqge, àcauíequ’iltravailloic ordinai-rement en cette ville, alors la plus opu-lente de tous les Païs-Bas. Je vous ai diccomment un Peintre de Messine partit ex-près de Naples pour venir en Flandre, oàil apprit ce secret, qu’il porta en Italie.
Hubert & Jean firent ensemble plu-sieurs