j 04 I V. Entretien fur les Fies
La plupart de ces tableaux-là e'toienràPrague dans le Cabinet de l’Empereur.Ceux de Nuremberg ont aussi conservéeherement ce qu’ils ont pû avoir de lui.
Lorfqu’il fut en Hollande pour y voirLucas, que fa grande réputation lui don-na envie de connoître , il fit son portrait;& pour lier amitié avec Raphaël d’Urbin,il lui envoya le sien : car il avoit une esti-me particulière pour tous les gens de mé-rite. Il n’y eût jamais homme plus ac-cort, plus charmant, ni plus agréableque lui. Ses vertus & son sçavoir lui ac-quirent l’amitié de l’Empereur Maximi-lien , qui, pour lui en donner des mar-ques , l’ennoblir.
Enfin , après avoir glorieusement vécucinquante-huit ans, il mourut à Nurem-berg , au mois d’Avril i j 28. & fut enter-ré dans le cimetière de Saint Jean, fousune tombe de marbre, où est son Epita-phe. Outre les tableaux & les estampesque l’on voit de lui, il a laisse des traitezd’Architecture & de Perspective ; mais en -tr’autres, quatre livres de la Symétrie, Scdes proportions du corps humain.
Dires-moi, je vous prie, dit alors Pt-mandrc, quelle estime vous faites d’Al-bert &de íes ouvrage-:, & quelle différen-ce vous mettez entre lui & les meilleursPeintres d'Italie dont vous avez parlé?
Albert»