Band 
Tome second.
Seite
312
JPEG-Download
 

Zlî. IV. Entretien fur les Vies

rence visible & aisée à con noître entre aitRoi & un Soldat; un homme de Cour &Cun villageois , si l’on veut rendre un ou-vrage vraisemblable dedans sapeifection:& c’est, à vous dire vrai, ce qui ne íètrouve pas dans les Ouvrages d’Albert.L’on a même fort bien remarqué le défautde Perrin del Vague, qui donnoità routesles figures de femmes qu’il peignoir, unair dévisagé tout semblable, parce qu’ilne prenoit jamais que sa femme pour mo-dèle. Or il y a des Peintres Italiens (i) quiont écrit, que pour trouver toutes ces dif-férences, il faut considérer quatre chosesdans le corps de l’homme ; sçavoirles qua-tre élemens, ou les quatre humeurs prin-cipales dont il est composé: car ci se sontles quatre humeurs qui émeuvent les pas-sions , elles font encore d’autres effets dansla substance des corps. Ils disent premiè-rement , que ceux qui tiennent le plus dufeu, ont un tempérament chaud & sec ,dont les propriétés font d'acctoîtreLc d’en-durcir. Ainsi les personnes dominées parla Planète de Mars, & qui tiennent de cetempérament, font d’ordinaire plus puis-santes que les autres, & ont les parties d ucorps rudes , nerveuses, & couvertes depoil. Ceux qui tiennent de l’air chaud &humide ne font pas si forts, 8c ont les par-ties

( j ) Comme » fait Lomazz».