& sur IcsOuvrages ■ des Peintres. 345bien finir, que par la grâce & la facilitéqui doit y paroîere. Ec à cause que leshabits íbnt ordinairement pesans, 6c ten-dent contre terre, il faut, quand on veutfaire jouer les plis , qu’il y ait dans la per-sonne qui les porte , un mouvement plusfort, ou bien un vent qui les agite & lesíouleve : mais auíÏÏ il faut que ce ventfoufle également fur toutes les autres figu-res du Tableau, lorsqu’ellesfont dans unlieu propre pour le recevoir, & ne pasfaire des draperies, dont les unes soientemportées d’un côté, & les autres d’unautre, ni aussi que leurs plis soient troprompus & trop arrangez. Car il s’en voltqui paroi/Iènt comme des tuyaux d’orgues;d autres qui vont diminuans de grollèur,tomme les cordes d’une harpe; 6c enfind’autres si cassez-, qu'ils ressemblent à dela carte, ou à du papier plié..
Ce n'etì pas une petite science que debien draper une figure. Les grands Pein-tres ont toujours considéré les vétemenscomme une chose très malaisée ; 6c mê-me , ce qui vous paraîtra- incroyable,Gomme plus difficile que le nud. AnnibalGarache, qui, après Raphaël, aéré un deceux qui ont le mieux sçû les accommo-demens des draperies, prenoicplus de pei-ne à les faire, qu’à representer une figurenuë ; & quand il écoic obligé d y travail-