& fur les Ouvrages des Peintres. z6sment toutes choses. Il arrivera même qu’ilne pourra pas en acquérir une connoiíîàn-ce générale, comme nous avons dit tan-tôt , ou que l’ayant acquise il en trouverala pratique très-difíicile. Cependant jeneconseillerais pas à cet homme-là de quit-ter le pinceau ; je l’exhorterois plutôt à sefortifier dans ce qui lui est le plus facile »s’il n a pas un genie allez grand pour serendre universel. Par exemple, s’il n’estpas abondant en inventions, qu'il tâcheau moins de pollederparfaitement la con-noillancede son Art, afin de ne rien faireque de correct Sc de judicieux ; s’il n’apas le talent de donner à ses figures toutela grâce qu’il voudroit, qu’il les rendeConsidérables par la force & par la ma-jesté. Si quelqu’un le surpasse dans la gen-tillelse,& dans l’agrément de ses Ouvra-ges , qu’il s’efforce de le vaincre par sonfçavoir & par fa diligence. Quoi que toucle monde ne puilse pas monter au degréde perfection, où les plus grands hom-mes sont arrivez , on peut néanmoins serendre considérable en quelque partie.
M’etanr arrêté, Pymandredemeura aus-si quelque tems fans parler ;&aprèsavoirrepasié dans son esprit ce que je venois dedire, vous venez , dit-il en me regardant,de remarquer autant qu’il se peut, toutesles beautez de la nature ;8c il me sembleQ iij que