des p lus célèbres Architectes. L. III. ì 6j
Quoi qu’il ne reste aujourd’hui que peude choie de tous ces anciens édifices, il yen a néanmoins aster pour juger de l’étaeoù l’Architecture étoic fous nos premiersRois. La vieille tour quarrée qu’on voir àl’Eglife de Saint Germain des Prez à Paris,& celle de l’Eglisede Sc.Pere à Chartres ,qu’on estime être de ces rems-là, fontalíèz connoître que ce que l’on cherchoitle plus dans les bàtimens , étoit de leurdonner toute la solidité possible , ne pen-sant point alors à labeauté desproportions& des ornemens, qui provient de l’intel-ligence du destein, dont ils avoient peu deconnoiílànce, quoi qu’il soit le fondementde la bonté & de la beauté de l’Architec-ture.
Aussi paroi t-il que pour construire tousces- difterens édifices dont j’ai parlé , onn'employoit guéres d’autres fortes d’Ou-vriers que des Maçons, qui n’avoient pourtoute (cience qu’une pratique à bien pré-parer le mortier , & à choisir de bons ma-tériaux ; en quoi ils ontà la vérité apportétant de précautions, qu’on ne voit rien deplus solide que ce qu’ils ont fait. Je n’aigarde de mettre de semblables gens aunombre des Architectes : je crois mêmeque peu de laïques ont mérité ce rang sousnos premiers Rois, puisque tous ne s’ap-pliquoient quasi alors qu’à ce qui regarde