Seconde Cô nference. jgrfifavancer, & que ces jours demeurent der-rière dans leur lieu naturel. D'où l'on peurapprendre que quand les couleurs íbnt bientraitées, le clair & le brun demeurent tan-tôt loin & tantôt proche, & que c'est lamaniéré de disposer le sujet, les jours &les ombres qui contribue encore à la forceou àl'aífoiblidement de couleurs, qui sertbeaucoup à faire fuir ou avancer les corps.
Enfin chacun demeura d’accord quepour ce qui regarde cette partie de la Pein-ture, le Titien est celui qu'on doit imiter j& que dans ses Tableaux il faut particuliè-rement conlìderer de quelle forte il ména-ge la force des couleurs pour faire que lesombres &c les demi teintes des unes falíèntdavantage paraître les grands clairs des au-tres , mais fur tout avec quelle industrie ilsçait si bien relever l'éclat des lumières ,&en faire la plus grande beauté de son Ta-bleau , fans néanmoins qu’une partie effa-ce les autres, ni qu’une couleur bien vivediminue celles qui le font moins.
Quelques-uns voulurent examiner danscet ouvrage les parties du dessein où ilst renvoient à redire, particulièrement dansla figure de Saint Jean , & dans celle du.Christ. Ils montraient que l'une étoit troppetite, & l'autre trop grande à proportiondes autres figures , & blâmoient le Titiend'avoir repreíënté dans une obscurité si
grande