Troisième Conférence. ;6ipour les emplois néceííàires dans la vie.
Or c’est ce qui fut observé dans la Statuedu Laocoon, où l'on fit voir qu'elle repre-sente parfaitement un homme bien fait,mais un homme déja âgé, & un homme dequalité. De forte qu’on peut la considérercomme un exemple accompli d'un corpsnaturel, & d'un beau corps. Ce qui fut re-marqué fort exactement dans tous ses mem-bres , qui ne sont ni trop forts, ni trop foi-bles, mais où il paroît aise z de muscles Scaflèz de nerfs pour soutenir la chair, quid’ailleurs les couvrant agréablement leurdonne de la grâce Sc faitqu'il n’y a pointde secherelse dans aucune des parties, quiont pourtant un juste rapport à la com-plexion d'un homme déja avancé en âge, Scen qui la nature ne conserve plus cette mê*me fraîcheur qui ne convient bien qu'auxjeunes gens.
Sa taille étoit belle , grande & noble. Satête a toutes les qualitez qui represententune personne de condition ; elle est d uneforme qui apprbche de la rondeur, son nezest quart é, son front large, ses yeux bienfendus, fa bouche d'une moyenne gran-deur , Sc si les mouvcmens que la douleurcause surtout son visage n'enavoient pointchangé les traits, on y verroit les marques lesplus belles Sc les plus naturelles d’une hon-nête homme.
Tome T. Q. Hr