Troisième Conférence, ;6z-d’une maniéré si fça vante ,qiul semble quecette Statue soit plutôt un corps animé,qu'une figure de marbre.
Comme elle représenté l’état où Laocoonse trouva loríqu’il fut surpris avec ses en-fans par des Serpens qui les 1 ierent de nœudsíi serrez qu'ils n'eureutpas le tems des’en-fuïr, ni la force de se détendre ; il étoit né-cesiàire que le Sculpteur fit voir les diversespallions dont ce Prince malheureux futausosi-tôt attaqué ; & ces passions ne peuventêtre figurées que par les impressions qu el-les font capables de taire íùr le corps de ce-lui qui les retient.
Or étant vraisemblable que l'horreur, lacrainte, la tristelle, la douleur, & le desefpoir se saisirent tout ensemble, 8c dans lemême momentde 1 esprit de Laocoon, lorsqu’il se vit dans un état si miserable, toutesces diversess passions dévoient être expri-mées dans cette figure. Et comme il est prêtque impossible de voir fur le naturel de Ííétranges effets tout à la fois, 8c très-difficilede se les bien imaginer, il est encore plusmal-ailë de les bien marquer, avec le ci-zeau. Cependant on montra comme quoitous ses changemens qui peuvent arriverdans une action si surprenante, 8c tous lesmouvemens que des passions si sortes sontcapa blés de produire fur le corps d'un hom-me font exprimez dans cette figure (LuneQ. ij ma-