.Quatrième Conférence. 37smatière diaphane ^ & semblable à du cristal011 le jourpastè au travers ; Ce qui bien loinde donner de la force &i du relief au figuresles rend foibles& sens rondeur.
Qu’il est bien vrai que dans la Nature,ou voit souvent des parties qui font éclai-rées par des jours de reflets ; & même queles Peintres font obligez d’imiter ces effetsnaturels. Mais qu’il faut prendre garde àfoire un beau choix de cesaccidens, & s’enserviravcc tant dediseretion, qu’il n’arrivcjamais qu’une seconde lumière diminue laforce de la prémiere , &c empêche qu’unmembre en ait moins de rondeur.
De plus, qu’il fout considérer que Ra-phaël ayant reprefenté fes figures dans unechambre éclairée d’un jour particulier& qui vient par un foui endroit, il nepeut yavoir de reflets fur les parties privées de laprincipale lumière, parce que les parties quireçoivent tout le jour, portent ombre furcelles qui pourraient foire ces reflets. Ete’est à quoi Raphaël a bien pris garde, afinde d onner plus de force à ces figures par cet-te opposition des jours & des ombres.
Lorsque Monsieur Mignard eut repartide la sorte à l’objection qui lui avoit été fai-te , l'Académie appuya son sentiment : Etparce qu’il fombloit que ce particulier enrapportant pour exemple les Ouvrages duTitien eut voulu inférer que ce Peintre eùt
imité