Sixième Conférence. 417cela leurs Ouvrages demcureroient privezdecequi en rend k composition plus admi-rable , & fait connoître davantage la beautédu génie de leur Auteur. Que dans cetterencontre l'on 11e pouvoir pas acculer Mon-sieur Poussin d’avoir mis dans Ion Tableauaucune choie qui empêche l’unitéd’action,&c qui ne soit vrai-femblable ,n’y ayant rienqui ne concourre à repreíenter un même su-jet. Quoiqu’il n’ait pas entierement suivile texte de l’Ecriture Sainte, l’onnepeutpasdire pour cela qu’il íè soit trop éloigné de lavérité de l’Histoire. Car s’il a voulu siiivrecelle de Joseph, l’on voit que cet ( 1 ) Auteurrapporte que les Juifs ayant reçu les cailles ,Moïso pria Dieuqu’il leur envoyât encoreune autre nourriture ; & que levant lesmains en haut, il tomba du Ciel commedes gouttes deroíeequi groísiísoient à vûëd’œil, & que le peuple peníoit être de laneige ; mais en ayant tous goûté ,ils connu-rent que c’étoit une viande qui leur étoitenvoyée du Ciel : de sorte que les matins ilsalloient dans la campagne en prendre leurprovision pour la journée feulement.
Pour ce qui est d’avoir represonté des per-sonnes , dont les unes sont dans la miserecependant que les autres reçoivent du sou-lagement ; c’est en quoi ce sçavant Peintrea montré qu’il étoit un véritable Poète,
ayant
( 1 ) sintiq. Jh 4. iit. ze. sb, 1,