441 SEPTIEME CONFERENCE,bits moins éclatans& plus conformes à leurcondition fisiènt paroître davantage les au-tres.
Audi c'est de cette disposition de couleursque s'engendre cette merveilleuse harmoniequi fait la beauté de ce Tableau, & Mon-sieur Bourdon montra comment le Peintrey a si bien réussi ,que toutes les figures s J u-niííènt tendrement avec les corps qui leurfervent de fond, comme il fit voir dans l'A-pôtre vêtu de bleu, & dans la femme qui aune robe verte^ dont les draperies íè joignentavec beaucoup de douceur contre les arbres
les terrastès. Et bien que toutes les cou-leurs qu'il a employées soient fort vives,elles sont si biendisposoesqu'ilyaentr'ellesun accord merveilleux, ayant répandu furroutes une teinte universelle de la lumièredont Pair est éclairé , laquelle leur donnecette union & cette grâce qui les rend siagréables & si douces à la vue.
Comme Monsieur Bourdon eut celle deparler, une personne de la Compagnie dit,que Pon ne pouvoit pas nier que toutes lesbeautez qu'il venoit de remarquer dans ceTableau n’y fuflent en effet : mais néan-moins que Monsieur Poussin ayant en-trepris de traiter un sujet aussi considéra-ble que celui de la guérison des aveugles,auíquels Jésus -Christ donna la vûë auprèsde Jerico, il lui sembloit ne Pavoir pas ex-• - primé