14 Vliée du Peintre parfait.
ni voir, ni étudier routes les choses qui íè-roient à souhaiter pour la perfection deson Art, il est bon qu’il se serve sans scru-pule , des études d’autrui.
CHAPITRE II.
Qu'il est bon de se servir des e'tudes d’autruifans aucun fcruple.
I L n’est pas possible de bien répréíènterles objets nonseuiementqu’on n’a pointvus, mais qu’on n’a point dessinez. Si unPeintre n’a point vû de Lion , il ne íçau-roit peindre un Lion ; & s’il en a vu, il nepeut représenter cet animalqu’imparfaite-ment , à moins qu’il ne l’ait dessiné oupeint d’aprés Nature, ou d’après l’Ou-vrage d’un autre.
Sur ce pied ,on ne doit pas blâmer unPeintre, qui n'ayant jamais vû ni étudiél’objet qu’il a à répresenter,se sert des étu-des d’un auti c, p utôt que de faire de soncaprice quelque chose de faux : il est né-cessaire enfin qu’il ait ses études, ou dans famémoire, ou dans son porte-feiiille , lessiennes, dis-je, ou ceiles d’autrui.
Après que le Peintre a rempli son espritde la yûë des belles choies, il y ajoute ou
dimi-