L'Hêe du Peintre parfait. 1 r
heureuse a réduit peu à peu ces mêmes ef-fets en Préceptes. Ainsi ce n'est pas d’unseul objet, mais de plusieurs que les Réglésde l’Art le font établies.
Si l'on compare l’Art du Peintre,qui a étéformé íui laNatuie en général,ave- uneproduction particulière de cette mêmeNature; il fera vrai de dire que l’Art estau dessus de la Nature : mais si on le com-pare avec laNa ure en elle même, qui estIon modèle, cette proposition le trouverafauífe.
En effet, à bien considérer les choies,quelque loin que les Peintres ayent prisjuíqu’ici d imiter cette Maîtresse desAirs,on trouvera qu’elle leur a laisse encorebeaucoup de chemin à faire pour arriverjusqu’à elle ; & qu’elle contient une sourcedebeautezqu’ilsn’épuiseronr jamais. C’estce qui fait dire que dans les Arts on ap-prend encore tous les jours, pane quel'expérience & les réflexions découvrentfans ceíîè quelque chose de nouveau dansles effets de laNature, qui lont fans nom-bre & toujours disscrçns les uns des autres.
CHA-,