L'ide'e dû Peintre pArsaiî.
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CHAPITRE IX.
Des Ide'es imparfaites de la Peinture.
I L y a peu de personnes qui ayenr uneIdée bien nette de la Peinture jj’y com-prends lesPeintres mêmes, dont plusieursmettent toute LEÍÎènce de leur Art dansle Dessein, tk d’autres ne la font consisterque dans la Couleur. La plupart des per-sonnes qui ont à soutenir dans le mondeun caractère spirituel , & entr’autres lesgens de Lettres,neconçoiventd’ordinairela Peinture que par l’Invention, & commeun pur effet de Limaginationdu Peintre.Ils examinent cette Invention, ils en fontLanatomie; & selon qu’elle leur paroîtplus ou moins ingénieuse, ils louent plusou moins le Tableau, fans en considérerLester, ni à quel dégré le Peintre a portéLimitation de la Nature. C'est dans cesens queSaint Augustinditque laconnoislance de la Peinture & de la Fable est su-perflue, quoi que dans le même endroitce Pere loue les Sciences profanes.
C’est en vain pour ces sortes de person-nes, queTitien > Géorgion & Paul Veroné-fe se sont épuisez, & qu’ils ont pris tantde peine pour porter si loin LimitationB iiij de