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Tome sixiéme.
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i >4 Des Dejfeîns.

celle des Tableaux, elle ne lai/se pas d’ê-tre délicate &piquante , à cause que leurgrand nombre donne plus d’occasion àceux qui les aiment , d’exercer leur criti-que , & que l'Ouvrage qui s’y rencontre,est: tout esprit. Les Dellèins marquen c da-vantage le caractère du Maître, Sc fontvoir fi Ion Génie est vif ou pesant; si fespensées font élevées ou communes ; Sc en-fin s’il a une bonne habitude & un bonGoût déroutes les parties qui peuvent s’ex-primer fur le papier. Le Peintre qui veutfinir un Tableau , tâche de forcir, pourainsi dire, de lui-même, afin de s’attirerles louanges qu’on donne aux parties dontil sent bien qu’il est dépourvu : mais enfaisant un Dessein, il s’abandonne à sonGénie, Sc se fait voir tel qu’il est. C'estpour cette raison que dans les Cabinets desGrands, on y voie non seulement des Ta-bleaux , mais que l’on y conserve encoreles Desseins des bons Maîtres.

Cependant il y a peu de Curieux deDesseins ; & parmi ces Curieux, s’il y ena qui connoiísent les manières, il y en abien peu qui en connoilsent 1e fin. LesDemi-Connoiíseurs n’ont point de paillonpour cette curiosité, parce que ne péné-trant pas encore aísez avant dans l’elpritdesDeíseins, ils n’en peuvent goûter toutle plaisir, & son t plus sensibles à celui que

donnent