des Tableaux. 9;
qu*elle est , pour peu qu’elle soit exami-née.
La seconde, seroitpluscapabled’impo-íèr, à cause de la légèreté du Pinceau, sil’infidélíté des concours ne redresloic desyeux habiles.
Er la troisième, qui est fidèle & facile,Sc qui est faire par une main sçavante &Clégere , & sur tout dans le tems de l’Ori-ginal, embarrasie les plus grandsConnoil-lèurs, Sc les met souvent au hazard deprononcer contre la vérité, quoique selonla vraisemblance.
S’il y a des choses qui semblent favori-ser ^originalité d’un Ouvrage, il y en aaussi qui paraissent la détruire; commela répétition du mcme Tableau , l’oublioù il a été durant beaucoup de tems , &le prix modique qu’il a coûté. Mais en-core que ces considérations puissent êtrede quelque poids, elles lont souvent trcs-fri voles, faute d’avoir été bien examinées.
L’oubli d’un Tableau vient souvent,©u des mains entre lesquelles il tombe,oudu lieu où il est, ou des yeux qui le voyent,ou du peu d’amour que l'on posseíleur àpour la Peinture.
Le prix modique procède ordinaire-ment de la nécessité ou de l’ignorance decelui qui vend.
Et la répétition d’un Tableau, qui est
une