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Tome sixiéme.
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çí De la Connoìffance

la plus belle choie qui fût dans le Palais,Içavoir le Portrait de Léon X. de la mainde Raphaël ; & le lui ayant montré, Va-sari lui dit, qu il e'toit en effet très-beau ,mais qu’il n’e'toit pas de Raphaël. Jules Ro-main l’ayant plus attentivement considé-ré , Comment, répliqua-1 il, il n’eft pas deRaphaël? Ejl-ce que je ne reconnais pasmon Ouvrage ,&que je ne vol pas les coupsde Pinceau que j’y ay donnez, moì-méme ?Vous n'y prenez, pas affez, garde , répartitVafari; car je puis vous affùrer que je Patvû faire a André'del Sarts : & qu’ainfi nesoit> vous y trouverez, derrière la toile , unemarque qu’on y mit exprès pour ne le pasconfondre avec P Original. Jules Romainayant donc tourné le Tableau, & s’étantapperçû dc la vérité du fait, ferra lesépaules d’étonncment-, éè'dit ces paroles:Je Pejlime autant que s’il e'toit de Raphaël)& mente davantage : car il n’est pas natu-rel d’imiter un fi excellent Homme, jus-qu’à tromper.

Puisque Jules Romain , tout habilequ’il étoic, après avoir été averti ,& avoirexaminé lc Tableau, perfistoit vivementà íê tromper dans le jugementqu’il faiioitfur son propre Ouvrage, comment pour-roit-on trouver étrange qued’autres Pein-tres , moins habiles que lui, se laiíîâflcntsurprendre surl’Ouvragedes autres? Cest

ainsi