D* ARCHITECTURE. ír >
tetédeces feuillées d’arbres qu on ren con-tre dans les bois, ou que des habitans declimats tremperez font eux-mêmes, pourse donner de l’ombre cn rase campagne..
Delà vient que dans les derniers édifi-ces dont nous venons de parler, on voieune infinité de colonnes fort menues. Cefont comme autant de rameaux & de ti-ges d’arbres. Il s’en éleve quelquefois plu-sieurs ensemble du haut d’un même pilierqui leur sert comme de souche. Quelque-fois ces petites colonnes font liées par faisescauxdèslc bas del’édifice. Elles cachentdes massifs très hauts, qui portent les voû-tes. Elles soutiennent des Arcs doubleaux,semblables à d’autres branches fortdeliées,par conséquent très-propres à se ployerde la maniéré qu’on les voit. L’ufage desArcs surhaussez &c des ogives, servoit à di-minuer la poussée des voûtes , & donnoitlieu aussi d’en diminuer beaucoup la char-ge & lepaisseur. Enfin les Architectes quiont bâti ces édifices dans la meilleure ma-niéré du goût dont nous parlons, justi-fioient les principes de leur Art par desraifonsqu’ilétoit impossible de combattrecn des rems où l’ignorance des lettres, ladifficulté de recouvrer un Livre unique de-là bonne Architecture qui étoit celui deVitruve, & plus que cela la destructionpresque cnciere de tous les bâtimens de
l’An-