DE GASTRONOMIE MODERNE sidées. Mais ce fil n’existoit pas chez les Chaldéens. Utiles à1 astronomie en accumulant les faits , en préparant des maté-riaux pour l’édifice du monde : ils ont conserve quelques con-noiíTances , quelques déterminations qui leur ont été trans-mises , fans en soupçonner ni les rapports , ni la valeur. Lafuite des idées , ou la marche de l’esprit inventeur étoitentierement perdue lorsqu’on recueillit ces connoiflances, SCles garans , les témoins de leur exactitude avoient disparu.Cette exactitude étoit tellement ignorée , qu’Hipparque ,comme nous le verrons bientôt, à force de travail Sc de re-cherches , établit plusieurs fois à la place de ces détermina-tions anciennes des déterminations moins exactes. Les obser-vations qui les avoient sondées, n’ont donc pas été faites chezles Chaldéens : fans quoi Hipparque qui avoit puisé chez eux,
auroit été dans le cas d’apprécier les connoiflances précieusesqu’il a rejetées. Les tems du régné des Chaldéens, des Indiens,Sc des anciennes nations connues dans l’Asie , font donc destems d’oubli ; c’est une lacune dans l’histoire de la science. Sil’on a pu être surpris que nous ayons fait remonter aux der-niers siécles avant notre ère , à la naissance de l’école d’Ale-xandrie , rorigine de l’astronomie moderne qui fleurit aujour-d’hui en Europe ; ce n’est: pas fans raison que nous avonschoisi cette époque. Les tems d’ignorance ont mis une sépa-ration absolue, une véritable barrière entre la premiere astro-nomie détruite dans des siécles très * reculés , Sc l’astronomierenouvelée dans Alexandrie. La tout a été recommencé : l’édi-fice a été reconstruit par ses fonde mens ; Sc ces ' fondemensfont encore aujourd’hui ceux de Gastronomie que nous avonsperfectionnée.